Et moi, qu’est-ce qui me correspond ?

16 Jan 2021 | Articles et médias

ici et maintenant

Vivre un instant paisible, apprécier ce moment qui est là et qui ne l’est déjà plus. Savoir être en pleine conscience au temps présent. Voici tout un tas de concept que l’on connait bien, que nous avons entendu maintes et maintes fois. Et pourtant, qui peut s’avancer en disant qu’il y arrive constamment ? Et d’ailleurs, qui a dit qu’il fallait y arriver ?

La vie, celle qui est la nôtre et aussi celle qui nous entoure, offre de multiples opportunités de projeter son regard vers le futur, de perdre de vue l’instant présent. Mais au fond, est-ce si grave ? Il nous est régulièrement suggéré, si ce n’est intimé, de ne pas nous « prendre la tête » et de vivre au jour le jour, de prendre chaque événement l’un après l’autre. C’est vrai que cette approche a le mérite de rendre la vie paisible, du moins pour certains types de personnalités. Ce n’est, cependant, pas donné à tout le monde.

mon fonctionnement

Il y a nombre de fonctionnements qui demandent à se projeter dans le futur car l’inconnu déclenche de l’anxiété. Il y en a d’autres qui, eux, à la simple idée de planifier leur futur se sentent enfermés. En bref, le constat à faire est qu’il ne suffit pas de dire : « il faut » ! En premier lieu, il est intéressant de connaître notre propre fonctionnement, savoir ce qui nourrit, ce qui remplit notre barre d’énergie.
Nous entendons souvent que passer son temps au travail est une aberration. Cela est certainement vrai lorsque notre emploi ne fait pas de sens, ou qu’il ne nourrit pas une passion. C’est pourtant faux lorsque l’on écoute un chercheur passionné par son sujet d’étude sur lequel passer soixante heures par semaine lui apporte satisfaction.

C’est pour ces raisons qu’un coach professionnel, un coach de vie, ne fait pas de conseil. Dans le domaine du développement personnel, il y a le mot « personnel ». Son origine latine « personalis » veut bien dire : « qui est propre et particulier à chaque personne ». Il est donc délicat, si ce n’est déplacé, de dire à une personne ce qu’elle devrait faire, car ce conseil serait forcément lié à un vécu personnel avec lequel nous construisons ce que nous pensons être bon. Pourtant, cette vérité ne sera peut-être pas celle de la personne qui viendra consulter. Donc, un coach professionnel doit déjà établir le lien avec son client, faire le tour de la situation qu’il vit et comprendre la demande avec laquelle il s’est présenté. Ensuite, il est important de comprendre comment se situe le client dans son environnement, ce qui lui est bénéfique et ce qui ne l’est pas. Enfin, savoir quel est le fonctionnement et le profil de personnalité prédominant.

l’individu sait pour lui-même

C’est ainsi que le coach en développement personnel sera le plus à même de conduire le processus de coaching. Car pour reprendre ce qui a été dit auparavant, ce qui est vrai pour un type de personnalité ne l’est par forcément pour un autre. Et même au sein de mêmes profils, deux individus pourraient avoir des besoins très différents à l’instant T du suivi. Les coachs sont donc formés pour questionner et suivre leurs clients en respectant leur individualité et ils doivent être attentif à ne pas mettre les mains dans leur moteur. Si la machine personnelle est en panne, il n’y a personne de mieux placé que son propriétaire pour savoir comment la réparer. Le coach, lui, ne fait que tenir la lampe pour que le mécanicien puisse y voir clair dans les parties sombres de son moteur.